J’Ă©tais impatiente que la grève du centre des sciences se termine pour aller, avec les enfants, voir l’exposition « Animaux Ă corps ouvert » de Body World. J’ai vu celle sur les humains et j’en Ă©tais sortie bouleversĂ©e.
L’exposition est fascinante. Je sentais que j’Ă©tais face Ă des Ăªtres qui ont connu la vie, alors j’ai abordĂ© la visite avec le respect que ces bĂªtes et humains sacrifiĂ©s mĂ©ritaient. J’espĂ©rais qu’ils n’Ă©taient pas morts pour rien, ils Ă©taient lĂ pour nous Ă©duquer. L’anatomie est une science plus facile Ă Ă©tudier en 3 D.
Épicurieux allait très rapidement et voulait voir tous les animaux d’un coup. J’ai voulu ralentir son rythme, mais il l’a fait tout seul quand il a pu toucher un vrai cÅ“ur comme celui de son grand-papa et nous avons pu imaginer comment les docteurs l’ont rĂ©parĂ©. On a vu des poumons noirs, comme ceux que les docteurs ne peuvent pas rĂ©parer. On a vu des corps plastinĂ©s, morts. La mort n’est pas une Ă©motion. Elle est le cours naturel des choses. J’aurais voulu garder ce pragmatisme, sachant que mon papa a un Ă©nième cancer incurable.
Comme l’exposition est payante, mĂªme avec la carte d’abonnement annuelle Ă 126 $ pour la famille (c’Ă©tait 9 $ au lieu de 27 $), je n’y retournerai pas avec les enfants, car je n’ai pas pleinement pu en profiter. J’y retournerai seule ou avec un ami pour pouvoir m’arrĂªter et rĂ©flĂ©chir devant chaque spĂ©cimen, chose que je n’ai pu faire avec mes deux bambins Ă surveiller. Par contre, pour faire des photos uniques et spectaculaires, et apprendre sur l’anatomie en 3D, ça vaut le cout.